29/06/2009

Des livres et des disques (selecta du moment) !!!!

Boulet_Notes2_09 Boulet "Notes II, Le petit théâtre de la rue" Shampooing Delcourt (09) : Un livre complètement jubilatoire où Boulet met en scène son quotidien, revu et corrigé, entre délires et fantasmes. Un régal de lecture pour mes voyages en train, en attendant de me procurer le Tome 3 récemment sorti. 

F_Peeters_Koma_T5_Le_duel Frederik Peeters "Koma T5, le duel" Les humanoïdes Associés (07) : La suite des aventures oniriques et fantastiques de Addidas, cette petite gamine espiègle. Un chef d'oeuvre et l'avant dernier volet de la série.

JCMenu-TopographieInterneDuM_07 JC Menu "La topographie interne du M" Les Requins Marteaux (07) : Les aventures décalées de Menu dans l'univers informatique. Indispensable à tout possesseur de Machintosh !!

20081122_291-300x300 Jay Bennett "Whatever happened i apologize" (08) : Dernier album d'un ex membre de Wilco, mort brutalement à 45 ans en mai 2009. Une pépite folk aux mélodies douces et mélancoliques, un disque qui ne me lâche plus et qui hante depuis mes jours et mes nuits !!!

Dots Danger Horse "Dark night of the soul" (09) : Sparklehorse + Danger House + David Lynch = CHEF D'OEUVRE !!! Je reviendrai en détail sur ce disque prochainement.

                              Francky 01 29/06/09




14/06/2009

"Coeur de veau aux carottes"

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Vendredi, je me suis rendu chez BD SPIRIT, 69 rue Labat 75018 Paris, afin de voir l'exposition de Noémie Barsolle. Autant le dire d'entrée, c'est grâce à Joseph Ghosnet son excellent blog que j'ai découvert cet artiste. Son univers m'a vraiment charméé : ces monstres-humains, ces dessins très "organiques", ces couleurs, etc............

Avant, je me suis rendu sur son blog, ici, que je vous recommande vivement, tout comme l'expo qui continue jusqu'au 26 juin. De plus, la librairie et les vendeurs sont très sympa.

                                      Francky 01, le 14/06/09    

 

01/06/2009

The La's are back !!!

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Incroyable, surréaliste, impossible ! Le come back le plus improbable de l'année, voir de la décennie. Le mythique combo de Liverpool, The La's, pourrait donner une suite à leur premier album éponyme dans les prochains mois. Lee Marvers, la tête pensante et dépressive du groupe, a ainsi recruté Drew Mc Connel, le basiste des Babyshambles. Ils devraient rentrer en studio pour enregistrer ce second album qui, d'après les dires de Drew, serait déjà écrit.
Pour une surprise, si ce n'est pas une surprise ça !


                 Francky 01 le 01/06/09

31/05/2009

"Be a nose" est enfin édité en France !

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La nouvelle oeuvre de Art Spiegelman est enfin traduite et éditée en France chez Casterman. Ce n'est pas un "nouvel" album qu'il nous propose mais une série de trois carnets de croquis. Les dessins de ces carnets ont été créés sur une vaste période allant de 1979 à 2007.
Hélas, je n'ai pas encore pu me les procurer (d'autant que le prix n'est pas donné : environ 43 euros). Mais de ce que j'en ai vu, ils ont l'air exceptionnels.
Jeudi 21 mai, "La grande librairie", sur france 5, a proposé un super entretient chez lui, à New York. R.D.V sur le site de l'émission pour la revoir, ça vaut le détour !

               Francky 01 le 31/05/09

25/05/2009

Des B.D que j’ai lu récemment, Acte I !

Salut à tous !

Depuis quelque temps (trop !), je n’ai plus écris sur ce blog. Mais j’ai lu pas mal de bonnes bandes dessinées dont je souhaite vous parler.

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Craig Thompson « Un américain en ballade » Ecriture Casterman (04) : De mars à mai 2004, Craig partit en Europe pour la promotion de son album « Blankets ».

La France

, l’Espagne et le Maroc s’offrirent alors à ses yeux d’américain avides de découvertes et de curiosités. En noir et blanc, dans un style crayonné, il nous livre ses impressions, ses surprises, ses amours et ses rencontres. Un petit bijou autobiographique, sorte de récit initiatique en forme de carnet de voyage, créé par un auteur américain au sommet de son art, en hommage à la collection côtelette de la maison d’édition française L’Association !! 




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JC Menu « Livret de phamille » Ciboulette L’Association (00) : La grande œuvre du fondateur de L’Association ? Un modèle d’introspection et d’écriture sur soi, le tout servie par une vision du monde décalée et caustique !!

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Alan Moore – Dave Gibbons « Watchmen, (l’intégrale) » DC Comics (09) : Le chef d’œuvre comics ? Alan Moore, le chamane du comics et le dessinateur Dave Gibbons signent ici une œuvre d’une virtuosité formelle, scénaristique et thématique inouï et inégalée. Un must qui hante encore mes jours et mes nuits !!!

 

 









                                Francky 01 le 25/05/09


24/03/2009

"Laisse venir, laisse venir, L'IMPRUDENCE...."

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Bashung s’en est allé, cette saloperie de cancer aura eu raison de lui. Comme le dit ce vieil adage, « à la fin, c’est toujours la mort qui gagne ». Pour exorciser cette tragédie, écoutons ses chansons, cet héritage musical qu’il nous a laissé. Et en son sein, ce pic de noirceur, de classe pas classique pour un sou, ce brulot expérimental qu’est « L’Imprudence ». Alors, face à cette tragédie, i remember Bashung.

 

« L’Imprudence », sortie en 2002, pourrait être le manifeste d’une chanson française expérimental, poétique et décomplexée. Mais dark, très dark ce disque, où les fantômes de Ian Curtis croiserait ceux de Gainsbourg et de Ferré, voir Dylan (une de ses grandes référence, mais vivante bien-sur !), pendant l’enregistrement d’un disque de chanson française, dans un laboratoire en recherches électroniques dirigé par Autechre et Brian Eno !

 

Cinq ans après « Fantaisie militaire », cet Himalaya virtuose et expérimental de la chanson made in France, Bashung revient tutoyer les anges. Haut. Il vole tellement haut à présent qu’il largue en chemin toute la concurrence française, pourtant pas avare en singer/songwriteur de talent.

« C’est un pic, c’est un roc, non que dis-je, c’est une péninsule ». Cette réplique, devenue mythique, du « Cyrano de Bergerac », résume parfaitement ce projet pharaonique. On s’aventure dans « L’Imprudence » comme dans un territoire encore vierge. Etre face à « L’Imprudence », c’est comme être face à la mer, et apercevoir et ramasser ces bouteilles porteuses de messages, de chansons. Chaque bouteille est une chanson différente.

Inhospitalier, parfois dangereux, parfois réconfortant, mais toujours fascinant, c’est un îlot aride et sauvage où viennent s’échouer les pensées, les espoirs et les doutes d’un artiste arrivé au zénith de sa créativité. D’ailleurs, Bashung lui-même, conscient de l’entreprise, s’est parfaitement entouré. Pour les textes, d’une époustouflante beauté poétique, le fidèle Jean Fauque est de la partie. Miossec aussi, qui lui a écrit « Faisons envie », et que ce vieux loup de Bashung a pris l’habitude de chanter avec son épouse Chloé Mons. En digne (et seul ?) héritier de Ferré (dernière période), il a écrit de formidables poèmes oniriques et mélancoliques. Et que dire de sa reprise de « Jamais d'autre que toi » de Desnos ? Sublime.

Et pour traverser toutes ces péripéties, Bashung s’est constitué un « super band » de renégats hors normes. Marc Ribot (guitare électrique et acoustique), Arto Lindsay (guitare électrique), Martyn Barker (batterie, percussions), Steve Nieve (orgue, piano, tubular bells), Simon Edwards (guitare basse, contrebasse, bendir), les électroniciens suisse de Mobile In Motion. Avec-eux, il dessine le futur de la chanson, forcément mélodique, symphonique et électronique. Car, quand on ouvre une bouteille flottant dans cet océan nommé « L’Imprudence », le film commence, forcément lynchien. Ces symphonies de poches, c’est la bande son du futur David Lynch. Ces compositions énigmatiques et envoutantes rappellent celles d’Angelo Badalamenti, revues et corrigés par la chanson cold-wave, l’electro dark-folk de Bashung.

Tant de puissance tellurique, de poésie, de virtuosité se mérite. Accéder aux méandres de ce disque, à ses secrets est un long apprentissage. Tout d’abord, on constate sa beauté. Ensuite, en se baladant, on commence à apercevoir les récifs, les aspérités d’une telle architecture, mais sans en comprendre le sens, et la force. Mais à force d’attention, on commence à pénétrer en son sein. Et chaque écoute recèle sa part de découverte, de magie. Et l’on se retrouve face à une œuvre intarissable et intemporelle. Les mots, les notes, le geste bashungien se meut en oracle. Et « L’Imprudence » revêt alors sa part mystique. Car Bashung est bel et bien ce chamane rock, à l’image du loner Neil Young, ou du Cheyenne psychédélique, gardien des portes de la perception (« The Doors »), Jim Morisson.

Mais comme pour une « œuvre d’art totale », le visuel n’est pas oublié. Tel un dandy rock, il pose sur la photo de la pochette avec une classe inouïe. Cette esthétique sombre et classieuse, très travaillée, renforce le romantisme mélancolique très XIXème de ce bijou artistique.     

 

Avec le temps (« va, tout s’en va…. »), on se rendra compte de l’importance de ce disque, véritable pierre angulaire de la chanson française. A l’égal d’autres chefs d’œuvres français, des Gainsbourg, ferré ou Brel, « L’Imprudence » deviendra une référence, un monument indépassable pour toutes les futures générations d’aspirants poètes chanteurs. Et il fera encore tellement bon, et pour longtemps, s’y lover, balader et s’y perdre pour mieux s’y retrouver, se retrouver…….Pour s’y perdre à nouveau. Alors : «  À l'avenir, laisse venir, laisse venir, l’Imprudence… » !!!!!!!!!!!!

14/03/2009

Je me perd dans les méandres de "L'Incal" !!!!

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Créé et écrite entre 1981 et 1988, publiée dans Métal Hurlant, cette bande dessinée décrit avec une précision maniaque et virtuose des univers futuristes et dystopiques. Elle narre les aventures fantastiques de John Difool, un détective privé plutôt looser, à qui un Berg a remis L’Incal. Et Jean Giraud, alias Moebius, aidé de Jodorowsky au scénario, captive le lecteur de bout en bout, avec un art de la narration digne des plus grands « raconteurs d’histoires ». Et ils inscrivent cette œuvre magistrale dans le panthéon de la littérature moderne.   


11/03/2009

Bonnie Prince Billy & Jarvis Cocker, le retour !!!

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Jarvis Cocker revient dans les bacs en mai avec son très attendu second album solo. Enregistré à Chicago par Steve Albini,  ce disque fera suite à “Jarvis” sortie en 2006.






BonniePrinceBilly_Beware_09Bonnie 'Prince' Billy souffre-t-il d’hyperactivité ? C’est ce que l’on pourrait croire car, à peine un an après son dernier album, « Lie down in the light », et son disque live « Is it the sea ? » fraichement sortie des presses, il annonce la sortie de son tout nouveau bébé pour le 16 mars. Son titre: « Beware ».





                       Francky 01 le 11/03/09

 






09/03/2009

Sébastien Schuller, le retour !!!

Anim-foret3  On l'avait découvert en 2005 avec son album "Hapiness", critique ici. Il nous revient avec un second opus nommé "Evenfall" qui sortira dans toutes les bonnes crèmeries le 18 mai 2009. Sera-t-il à la hauteur de "Happiness" ????

Tracklisting :

1.         Morning Mist
2.         Open Organ
3.         Balançoire
4.         Awakening
5.         The     Border
6.         New York
7.         Battle
8.         Last Time
09.      Midnight
10.      High Green Grass

Il a été mixé par Yann Arnaud (Air, Syd Matters) et enregistré entre Paris et Philadelphie.

                            Francky 01 le 09/03/09

03/03/2009

"Yellow House" de Grizzly Bear (06) Warp record !!!

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En ce début de deuxième millénaire, le folk, cette musique traditionnelle des américains blancs, donc héritée des pays européens, est revenue sur le devant de la scène médiatique. Le folk est donc devenue tendance, voir « hype ». On a assisté à la reconnaissance de plusieurs écoles différentes, mariant et intégrant des influences diverses et audacieuses. Des artistes, nés dans les années 90 pour certains, perpétuent l’héritage en l’abordant de manière plus classique tout en étant très réussie (Cat Power, PJ HARVEY, Ray Lamontagne, etc). Mais un folk plus expérimental a aussi vu le jour, dont Animal Collective serait un peu le chef de file. Et Grizzly Bear, quand à lui, le petit frère rêveur !

 

Cotonneux, nébuleux et planant. Ainsi pourrait se définir l’état dans lequel me met la musique renfermée dans « Yellow House », le second disque du quatuor new yorkais. Mais avant d’être un projet collectif, c’est d’abord celui de Edward Droste (guitare/songwriting). Il avait enregistré de façon autarcique, solitaire et à la maison « Horn of planty », disque intimiste et personnel. Mais cette fois, c’est accompagné de trois autres musiciens qu’il nous revient, pour proposer cet album beaucoup plus abouti, et collectif cette fois. Daniel Rossen (guitare/songwriting), Chris Taylor (basse/flûte/sax/synthé/électronique/voix) et Chris Bear (batterie/voix) forment ainsi, avec Ed Droste, Grizzly Bear nouvelle mouture. Les compositions jadis très lo-fi ont gagné en maturité, ont pris de l’ampleur, notamment grâce aux influences multiples et variées de chacun des membres. Ainsi, dans leur chaudron magique, les druides de Grizzly Bear mélangent à leur potion folk une pincée de pop, du rock psychédélique, de l’électronica bucolique que Board Of Canada ou Autechre n’auraient pas reniés, des cordes et des cuivres. Et le tout rehaussé par les voix chamaniques de Ed et de Chris qui, tel une chorale pop, psalmodient des harmonies célestes à la gloire de mondes imaginaires et merveilleux.

« Yellow House » a été enregistré loin de Brooklyn, à la campagne, dans le Maine, à l’intérieur d’une maison jaune appartenant à la mère de Ed. Cette opposition entre leur lieu de vie urbain (New York), et celui de la création et de l’enregistrement du disque, lui donne cette atmosphère particulière néohippie et onirique. Et il rappelle d’autres grands projets musicaux des années 70, comme le sublime « Harvest » de Neil Young.  

La pochette et les photos du livret, visuellement superbes, finissent d’achever l’univers magique et rêveur créé par leur musique. D’ailleurs, cette pochette est un clin d’œil, conscient ou non, à un grand album de folk pop psychédélique méconnu et un peu oublié : « From home to home » du groupe anglais Fairfield Parlour. La présence humaine sur la photo de celui-ci, mais absente de « Yellow House », évoque les fantômes présents tout au long des 10 titres de cette œuvre d’une beauté époustouflante. Alors, amateur d’acid folk, écoutez vite les noces païennes de Brian Wilson, Syd Barret et Nick Drake !!!!

FairfieldParlour_FromHomeToHome_69 Fairfield Parlour "From home to home" 1969

Francky 01 le 03/03/09