Blog powered by TypePad

« février 2008 | Accueil | avril 2008 »

mars 2008

"Harvest" de Neil Young !!!

1971neilyoung_harvest J'inaugure avec cette note une nouvelle série d'articles me tenant particulièrement à coeur et consacré à "MES ALBUMS CULTES". Vaste débat en perspective car ce choix est totalement subjectif mais assumé ! Et pour le premier, je vais vous parler d'un disque légendaire, "Harvest" de Neil Young.

"Harvest" est peut-être le disque le plus populaire du "Loner" (meilleur vente 1972, classé n°1 au Billboard). Unanimement reconnu par la critique et les fans comme l'un des albums majeurs de l'histoire du rock, il est régulièrement cité dans toutes "discothèque idéale" qui se respecte !

"Harvest" est donc le quatrième album solo de Neil. Véritable pierre angulaire de son oeuvre, il ouvre superbement une "trilogie rurale" qui se poursuit avec "Harvest Moon" en 1992 et se conclue en beauté avec "Prairie Wind" en 2005. Sortie en 1972, il a été enregistré avec des musiciens de renom de Nashville, "The Stray Gators" alias Ben Keith (guitare steel), Kenneth Buttrey (batterie), Tim Drummond (basse), Jack Nitzche (piano, guitare slide et arrangements) et John Harris (piano). Mais l'on retrouve aussi ses acolytes Crosby (David), Stills (Stephen) and Nash (Graham) ainsi que Linda Ronstadt et James Taylors pour les choeurs. Rien que ça ! Neil, quand à lui, chante, joue de la guitare et de l'harmonica. Pour 2 titres, "A man needs a maids" et "There the world", il fait même appel au London Symphony Orchestra. Grâce aux cordes et aux cuivres de l'orchestre, magnifiants ainsi ces morceaux, son folk planant et sa country rurale prennent une dimension épique et lyrique, rarement égalé depuis.

Personnellement, c'est avec ce disque que j'ai découvert Neil Young. C'est une formidable clef d'entrée dans l'univers de ce "chamane rock" ! Disque relativement court (11titres pour 37min), c'est une véritable ode à l'Amérique rurale et profonde, à la face obscure du fameux "American Dream" ! Car derrière ces morceaux à l'apparence bucoliques et apaisés, l'orage gronde, un peux comme un "Twin Peaks" avant l'heure ! Ainsi, drogue et déchéance (Are you ready for the country et The needle and the damage done), racisme (Alabama) côtoient l'amour et le fait d'être père (A man needs a maids), la quête spirituel à la recherche d'un "coeur d'or" (Heart of gold) !

Produit de main de maître par Neil Young et Jack Nitzche, "Harvest" malaxe subtilement rock, folk, country et orchestrations monumentales ! Et bien des années après, il reste encore une référence absolue en la matière, source intarissable d'inspiration pour tout aspirant Folk Rocker ! La pochette au design sobre, épuré et rustique, de couleur beige orangée, est maintenant rentrée dans toutes les mémoires.

Mais ne pouvant s'arrêter en si bon chemin, deux ans plus tard il sortira "On the Beach", suivit de "Tonight's the night" et "Zuma" en 1975. Et ces trois disques sont tous des chef-d'oeuvres, véritables sommets glauques, profonds et hantés à la "beauté malade". A croire que les années soixante-dix appartenait à Neil Young ! Mais ça, c'est une autre histoire !!!!!!!!

                           Francky 01 le 30/03/08

"La maison de mon rêve" de CocoRosie : "L'album de mon rêve !"

Cocorosie_lamaisondemonreve Comment parler d'un tel album tellement il ne ressemble à rien de connu ? Un album rare, préçieux car unique !

2004 : Deux soeurs américaine, Sierra et Bianca Cassidy, se retrouvent dans un appart' parisien vers la mairie du dix-huitième arrondissement, en bas de Montmartre ! C'est là qu'elles créent et enregistrent ce disque, étrange disque, envoûtant et mystérieux ! A l'écoute de ces chansons à l'apparence minimaliste, d'une oreille distraite, on ne dirait pas grand chose. Quelques notes de guitares, des Beats simples, du toy-piano, des mélodies discrètes et surtout des "sons domestiques" samplés (portes qui claques, bruits de clefs, de pluie, de pas dans l'escalier, de vieilles machines qu'ont imagine rouillées et usées par le temps, etc...). Sorte de musique "domestique" ! Tellement fragile en apparence ces chansons, ou plutôt ces comptines pour adultes rêveurs, qu'ont a, d'en un premier temps, peur de les abîmer ! Et c'est là que la magie oppère. On se retrouve, après plusieurs écoutes, happé par ces ritournelles quasi shamaniques ! Et les deux voix contribuent totalement à l'envoûtement, tellement différentes mais complémentaires : "opératique" pour l'une et "murmurée" pour l'autre !

Entre folk mystique, lo-fi, electronica déglingée, prouesses vocales et poésie enfantines, ces apprenties sorcières ont réalisé un disque unique, véritable O.V.N.I dans le paysage musicale actuelle !

Ainsi, on traverse ce disque comme dans un "rêve éveillé" et on n'en ressort pas indemne ! Aujourd'hui encore, je l'écoute régulièrement et la magie oppère toujours, comme si je venais de le découvrir ! "La maison de mon rêve" est vraiment une oeuvre préçieuse, inusable et intemporelle ! Un disque unique et totalement habité !

En plus de leur musique, les deux soeurs écrivent de la poésie et peignent. Elles ont ouvert une galerie dans le dix-huitième à paris justement, 3 rue Nicolet : "la Mad Vicky's Tea Gallery" ! Pour plus de détail, rendez-vous sur le sîte internet de CocoRosie. Voici l'adresse : http://www.cocorosieland.com/

                       Francky 01 le 25/03/08

PARIS de Cédric Klapisch : "Destins croisés dans Paris"

Paris Paris de nos jours. Pierre (Romain Duris), jeune danseur, apprend qu'il est malade du coeur et se demande s'il va mourrir ! Son état lui donne un regard neuf sur sa vie, sur celle des gens qu'il observe du haut de son appart', sur tout les habitants de sa ville, sur la VIE ! La soeur de Pierre, assistante sociale (Juliette Binoche), un prof' d'histoire torturé (Fabrice Luchini), une de ses étudiante (Annelise Hesme), son frère architecte (François Cluzet), sa femme, un psy (Maurice Bénichou), les vendeurs du marché (Albert Dupontel, Gilles Lelouches, Zinédine Soualem, Julie Ferrier), une boulangère réac' (Karine Viard), des mannequins, un concierge africain, un présentateur télé, un S.D.F, etc........Tous ces personnages apparamment ordinaires, que tout oppose, vont se trouver réunis dans cette ville, dans ce film !

Après Barcelone (L'auberge espagnole) et Moscou (Les poupées russes), retour de Cédric Klapisch dans sa ville de prédilection, Paris ! Comme vous l'aurez compris, "Paris" est un film polyphonique, un film chorale où vont se croiser une pléiade de personnages au gré d'un scénario superbement construit. On suit ainsi la destinée de chacun sans jamais perdre le fil de l'histoire. Tous ont leurs problèmes, leurs tourments mais aussi leurs lots de joie, d'amour et d'espoir, différent bien sur. Mais tous ont en commun leur ville, Paris. Et elle n'est pas que le simple lieu de l'action. Personnage à part entière, elle est aussi le lien qui les unie, sorte de "mère" commune à tous ! Cédric Klapisch l'avait déjà filmé. Le Paris de sa jeunesse étudiante (Le péril jeune), de son quartier (Chacun cherche son chat), d'un hypothétique futur (Peut-être). Cette fois, c'est le Paris actuel, magnifiquement mis en image à l'aide de son chef opérateur Christophe Beaucarne (Les frères Larrieu, Manuel Poirier, etc..). Sous l'oeil de sa caméra, il magnifie cette ville sans jamais tomber dans un décorum "carte postale" ! Ainsi, il insuffle à ce film qui n'aurrait pu qu'être qu'une simple fresque "géographique" une véritable humanité, notamment grâce au regard plein de tendresse qu'il porte sur chaque personnage, même les moins sympathiques. Et il évite le piège du film "touristique", le "regarde comme ma ville est belle", le Paris sous "cloche" !

La mise en scène inventive nous offre des scènes magnifiques, comme le cauchemar "3D style jeu vidéo" de l'architecte. Et celle où Juliette Binoche descend les poubelles de son frère. L'ayant mal mise, le concierge africain la replace et ensuite poste sa lettre à son frère resté au pays. Dans le plan suivant, on voit en même temps le camion poubelle arriver ainsi que le facteur. Le réalisateur, par le montage, unie ces deux personnages. Il en est ainsi de tous les autres qui, directement ou indirectement, sont unies dans une même ville, dans une histoire commune ! N'est-ce pas cela, la vie d'une ville ?  "Une solitude peuplée" disait Léo Ferré !

Comme d'habitude, la bande son est particulièrement soignée. Elle malaxe habilement Kraked Unit, l'electro trip-hop de Wax Tailors (le superbe "Seize the day"), le funk de Quincy Jones et Wilson Pickett, le "Louxor, j'adore" de Katerine et Erik Satie !

On ressort de ce film bouleversé, touché par tant de sincérité, de poésie du quotidien, bref, par autant de VIE en 2h10 min ! Perso, je ne suis pas un très grand fan du cinéma de Klapisch. Mais là, force est de reconnaître qu'il a réalisé son meilleur film, un véritable petit bijou ! A ne pas louper !!!!!!!!

                         Francky 01 le 21/03/08

Neil Young, le chamane rock !!

Neilyoung1 Yearsofthehorse_jimjarmusch_2

Depuis quelques temps, 2 ou 3 ans, je découvre réellement le "loner" du rock, alias NEIL YOUNG ! Bien-sur, je connaissais la fantastique B.O de "Dead Man" de son pote Jim Jarmusch mais je n'avais jamais écouté sérieusement ses albums. Et c'est une véritable plongée en apné dans les abymes rock que j'effectue tant son oeuvre est immense, bouleversante de sincérité, d'autenticité et de créativité ! C'est un véritable résistant, un symbole absolu du veillissement digne dans le milieu du rock, peut-être le seul.

Hasard du calendrier télévisuelle, récemment la TNT chaine Virgin 17 a diffusé "Years of the Horse", le superbe documentaire que Jim Jarmusch lui a consacré. Lui, le fan de le première heure et ami l'a suivit dans son épique tournée de 1996, accompagné de son fidèle groupe le "Crazy Horse" ! Entièrement filmé en super-8, ce film alterne interviews et morçeaux live. Mais la véritable idée formelle est d'avoir monté en paralèlle les prestations live de 1996 avec des archives d'un concert de 1976. Ainsi, les deux couches de films mixées ensemble provoquent un déphasage temporel, montrant à quel point la force de frappe de ce groupe est resté intact et la voix de Neil aussi pure et sincère, malgré les années ! L'autre intéret est dans les confidences du groupe. Ils reviennent sur l'épisode tragique du décès par overdose de leur ancien guitariste et ami, Danny Whitten. Tout en pudeur, on comprend le traumatisme encore présent que cette tragédie a eu sur le groupe ! Et cette scène d'ouverture où chaque membre se présente face caméra. Là, Neil Young de déclarer : "Je suis juste le guitariste de Crazy Horse". Elle résume à elle seul l'union et l'humilité qui les unis ! Ainsi, "Year of the horse" fait partie, sans conteste, d'un des meilleurs documentaires-rock.

Depuis ma "découverte" de cette icône rock, j'ai écouté nombre de ces albums. Dans mon panthéon personelle, se trouve la matrice fondatrice "After the gold rush"1970, l'épique sommet folk-rock-country "Harvest"1971, l'électrique "On the beach"1974, l'émouvant et sombre "Tonight's the night"1975 (dédié à Danny Whitten), l'antirouille live "Rust never sleep"1978, le grungy "Mirror Ball"1995 joué avec Pearl Jam, l'acoustique "Live at massey Hall"1971 seulement rédité en CD, etc..

"Neil est à la fois le feu sacré et l'homme qui veille sur le feu sacré" dixit Jim Jarmusch ! Cette phrase résume à elle seule parfaitement Neil Young. Un artiste incorruptible, créatif, vouant sa vie entière à la musique, n'acceptant aucun compromis et exemplaire tout le temps, même dans les fatidiques années 80 pour nombre de grands noms du rock ! Il a presque tout joué : folk, rock, country et même le grunge dont il est reconnu comme le parrain par Nirvana entre autre. Et que dire de ces trois derniers albums (2005, 2006, 2007) et de son engagement anti-Bush, nottament sur "Living with war" de 2006 !

Je pourrais encore parler des heures de ce "Chamane-rock" tellement il m'a touché. Mais au lieu de blabla, le seul conseil que modestement je donnerai, c'est de plonger dans son oeuvre. En commençant par "Harvest" et "On the beach" qui sont une bonne clé d'entrée dans son univers. Et aussi de visionner "Year of the horse" afin de saisir la puissance de feu de Neil  Young & The crazy horse en action !

En espérant vous avoir conquis à sa cau1971neilyoung_harvest_3se, a +  Francky 01 le 21/03/081970neilyoug_afterthegoldrush_3 1974neilyoung_onthebeach_3 1978neilyoung_rustneversleep_4 1995neilyoung_mirrorball

"Concept album poético-gothique !!" de Dionysos

Dionysoslamecaniqueducoeur "La mécanique du coeur" de DIONYSOS.

Comment parler d'un tel disque ? Un disque si original et habité qu'on a du mal à s'en remettre ! Un disque qu'on ne pénètre pleinement qu'après plusieurs écoutes tellement l'univers qu'il renferme est énorme, novateur et créatif ! Un album concept plus exactement. Je sais, le mot peut faire peur car les réussite en ce domaine ne sont pas légion et que Gainsbourg a placé la barre si haut avec "L'histoire de Mélody Nelson" et "L'homme à la tête de chou". Mais toutes craintes disparaissent à la vue du niveau d'excellence que Dionysos atteint là !

Alors, après ces quelques précisions, entrons dans le vif du sujet. Concept album je disais car il est adapté du roman éponyme du chanteur, alias Matthias Malzieu.

L'histoire : Edimbourg, 1874 ! Jack, le héros, naît le jour le plus froid du monde et son coeur en reste gelé. Madeleine, sage-femme dite folle, le sauve en remplaçant ledit coeur par une horloge. Jack ainsi vivra mais à condition de ne pas toucher ses aiguilles, maîtriser sa colère et surtout ne jamais, ô grand jamais tomber amoureux ! Mais il succombe aux charmes d'une p'tite chanteuse des rues, Miss Acacia. L'ayant perdu, il se lance dans une folle aventure dont l'issue de cette quête amoureuse ne pourra qu'être fatale !

Ainsi, album concept oblige, chaque titre illustre merveilleusement une partie de l'histoire. Oscillant entre conte gothique et fable onirique, peuplé de personnages loufoques, déjantés et haut en couleurs, ce disque est une véritable réussite. Pour incarner ces différents personnages, Dionysos a fait appel à un casting quatre étoiles. Emily Loiseau (Madeleine, l'étrange sage-femme), Arthur H (Le clodo alcoolique ex policier), Olivia Ruiz (Miss Acacia), l'actrice Rossy De Palma (Luna, la prostituée malicieuse), le slammeur Grand Corps Malade (Joe, l'amoureux jaloux de Miss Acacia), l'acteur Jean Rochefort (Georgues Méliès le prestidigateur), Alain Bashung (Jack l'évrentreur) et le footballeur Eric Cantona (Giants Jack, le narrateur devenu grand) ! Tous ces noms prestigieux et insolites servent magnifiquement leurs personnages et apportent avec eux leurs influences musicales et cinématographiques. Références musicales justement ! "La mécanique du coeur" est un véritable multing pot musicale où rock nerveux, hip-hop, chanson guinguette, vieux blues et accents morriconiens partouzent en toute liberté et cohérence ! Beaucoup de rythmiques sont façonnées à partir de sons d'horloges, métaphore parfaite du nouveau coeur de Jack. On retrouve, comme sur le précédent "Monsters in love" pléthore d'instruments. Aux habituelles guitares, basses, batteries rock se sont adjoint le ukulélé, le glockenspiel, le mellotron, les scratches et progammations électros. Mais aussi les magnifiquent arrangements de cuivres et de cordes signés Olivier Daviaud. Ils finalisent en beauté le coté bande original du film imaginaire que Matthias rêve de tourner un jour.

Coté cinématographe justement, à l'écoute de ce disque hors norme, on pense à la poésie gothique de Burton et du "Freaks" de Todd Browning, à l'étrangeté et à la perversion du réel de Lynch, aux Farrely pour les personnages et à Jarmusch auquel Matthias a consacré son mémoire de fin d'étude de ciné.

Après Steve Albini ("Western sous la neige" 2002) et John Parish ("Monsters in love" 2005), c'est Dionysos lui-même qui a produit ce disque, aidé de l'indispensable Olivier Daviaud, que Matthias a rencontré pendant l'enregistrement de "La femme chocolat" d'Olivia Ruiz !

Pour la troisième fois, le visuel est signé par leur pote, le dessinateur B.D Joann Sfar (le chat du rabbin, Petit et Grand vampire, etc..). Les deux univers fusionnent parfaitement tant ils partagent la même esthétique baroque, gothique et loufoque.

Offert à noël, ce disque tourne en boucle sur ma platine. Et à chaque écoute, j'en découvre la poésie, la beauté et en perce un peu plus le mystère ! Ne serait-ce pas cela, un CHEF-D'OEUVRE ? J'en ai bien l'impression !!!!!!!!!!

               Francky 01 le 13/03/08 

Poème, Keith Haring et moi !!!

Elephant_85 Keithharing6 Salut à toi, lecteur de mon blog !

La photo est un tableau d'un peintre américain que j'affectionne énormément, Keith Haring. Au musée d'Art Contemporain de Lyon se déroule actuellement une grande retrospective inédite de tout son travail. Il aurait eu 50 ans le 4 mai si , un jour de février 1990, le destin en avait décidé autrement ! Paix à son âme ! Je vous reparlerais de cet artiste et de l'expo une fois que je l'aurais visité. Voici un "poème" que j'ai écrit récemment. Je l'ai nommé "Les sentiments".

           LES SENTIMENTS :

La présence des sentiments fait souffrir.

Parfois joyeux, mais souvent douloureux

Comme un mal qui ne cesse de finir,

Il ne tiend qu'a nous de les rendre heureux.

Ils peuvent s'exprimer différement.

Et nous, perdu dans ces dédales obscures,

Nous avançons, hagard comme les déments,

A la recherche d'espoir pour le futur.

Leur présence nous fait donc ainsi souffrir.

Mais bien pire que tout serait leur abscence,

Car, malgré qu'ils provoquent nos errances

Ils sont là, cadeaux qu'la vie va offrir

A nous tous, nous rendant ainsi humain.Keithharing8 Keithharing5

Douleur et souffrance, tristesse et chagrin

Mais AMOUR,JOIE, EXTASE et ESPERENCE

Permettent d'équilibré la balance !

          Francky 01 le 10/03/08

victoires de la musique !!!

13460abdalmalik Alors voilà, ce soir se sont déroulé les 23' victoires de la musique. Je suis pas super fan de tout cela, mais j'ai quand même regardé, surtout qu'il y avait des artistes que j'aime ! Le show a bien commencé avec une prestation époustouflante alliant théâtre, musique et visuel ! Et Nagui en maître de cérémonie a assuré.

Niveau live, mention spéciale à Higelin, à Abd Al Malik, Dionysos, Yael Naim, christophe Willem, keren Ann, Etienne Daho et surtout l'hommage à Fred Chichin. Une vintaine de guitaristes de renoms ont joué un médley de ces inoubliables tubes ! Paix à son âme !

Niveau récompenses :

Je salue la victoire d'artiste/interprète masculin de l'année décerné à l'immense et humaniste Abd Al Malik ! Cette victoire me touche particulièrement car cet artiste la mérite vraiment. Avec "Gibraltar", il a réalisé un des meilleurs, et de loin, albums français de l'année 2006. Je vous reparlerais bientôt de celui-ci.

Yael Naim consacré pour le meilleur album de musique du monde. Largement mérité au vue de la qualité de ses chansons pleines de vie et de malice.

Album pop/rock : Etienne Daho qui, avec "L'invitation" a réalisé son meilleur disque. Et à 50 ans passé, il a toujours autant la classe, véritable dandy !

Meilleur vidéo-clip : 1234 de Feist. Même si c'est pour son clip, félicitation à cet artiste qui à sortit en 2007 l'excellent "The reminder" !

Bien sur, j'aurais aimé que Karen Ann, Dionysos, Higelin, I AM, Les Rita Mitsouko soient récompensé ! Mais leur abscence au palmares n'enlèvent rien à leurs talents, fort heureusement.  A + et bonne nuit !!!!

                      Francky 01 le 09/03/08

Quelques News muzik !!!!

Moilolita Bonne nouvelle ! D'après les inrocks de cette semaine, Mister Julien Doré (le gagnant "nouvelle star" 2007) sort enfin son first album le 16 juin 2008 ! Le disque de ce chanteur/compositeur/interprète atypique est produit par Antoine Gaillet (M83) et surtout Renaud Letang (Manu Chao, Feist, Katerine, La Rumeur, Abd Al Malik, etc..) ! Fort de sa nouvelle notoriété, il s'est lié d'amitié avec Christophe à qui il a fait écouté l'évolution des maquettes. Coté collaboration, jolie casting : Morgane la chanteuse de Cocoon, Ben d'Hermane Düne (référence qu'il a régulièrement cité) et Arno sont de la partie ! Que du beau monde. L'album, qui n'a pas encore de titre, sera chanté en français et en anglais. Dig Up Elvis, son groupe, ne sera pas de l'aventure. Mais il assure ne pas les lacher, qu'il continuera avec eux en plus de sa carrière solo ! Vivement le 16 juin afin de savoir s'il confirmera tout le bien que l'on pense de lui ! A suivre !!

Muzik toujours : Dans la rubrique curiosité, la sublime actrice Scarlett Johansson sort son album de reprises inspirées de Tom Waits (eh oui !) le 20 mai ! Baptisé "Anywhere i lay my head", il a été façonné par des membres de Yeah Yeah Yeahs et de Celebration et produit de main de maître par Dave Sitek des immenses TV on the radio ! Je ne l'ai pas encore écouté mais au vue du casting nommé et d'après les inrocks, il serait très bon ! A voir !!!

Monsieur ROCK'N'ROLL, Alain Bashung, donnera enfin une suite à "l'imprudence" (2002) début mars ! Réalisé par Gaëtan Roussel (Louise Attaque) et Mark Plati (Bowie, The Cure, etc..), ont également participé à l'écriture de ce nouveau projet Gaëtan Roussel ainsi que Manset, Arman Méliès et Joseph d'Anvers ! On l'attend avec impatience !!!!!!

Coté ciné : Le 19 mars, après l'excellent "La vie aquatique", sort le nouveau film de Wes Anderson "à bord du Darjeeling Limited" ! Au vue des premières images et du savoir faire coutûmier d'Anderson, ce road-movie décalé s'annonce superbe ! Je vous en reparlerais bientôt !!!!

             Francky 01 le 08/03/08

Lucien et ses potes !!!

Rickychezlesricains Récemment, j'ai lu cette B.D de Frank Margerin. Et sont remontés à moi pléthore de souvenirs. Je m'explique. J'ai découvert cet auteur quand j'étais au collège, en pleine période Rock'N'Roll ! Coup de foudre immédiat. Comment résister aux aventures de Lucien, Ricky, Gillou, Riton et Nanard le baba-cool ! Je lisais et relisais sans cesse ces B.D, fondatrices de mon attrait pour la rock culture !

Punk, baba-cool, patchoulie, mobylettes, vinyles rock'n'roll, dragues, humour, tel sont les bases de l'univers Margerin. Ce qu'il décrivait se rapprochait tellement de notre quotidien (avec mes potes) que l'identification fut immédiate. On connaisait les dialogues, les scènes par coeur. Elles devenaient pour nous culte ! C'est à cette époque que je me suis mis à dessiner. En commençant par reproduire ces personnages pour ensuite créer mes propres histoires, avec un succès relatif. Malheureusement pour moi, la fée du dessin ne s'était pas penchée sur mon berceaux étant petit ! Mais que de bons souvenirs tout ça !

Le style graphique de Margerin est très coloré, bourré de détails insolites et humouristiques dans toutes les cases. A chaque lecture, on découvre de nouveaux éléments nous aillant échappé. Les dialogues, mélange d'argot et d'anglais, sont excellents. Les histoires sont toujours inventives, pleine d'humour et de tendresse.

Après, j'ai découvert d'autres auteurs comme Bilal, P'tiluc (ah ces p'tits rats plein d'humanité),etc..Mais je garde pour Margerin une place à part. Alors oui Monsieur Margerin, vous êtes une référence pour moi. Et aujourd'hui, malgré mes 32 ans, la magie adolescente opère encore. Peut-être avec un brin de nostalgie en plus !               

 Francky 01 le 07/03/08

REVE OU REALITE ?

Lasciencedesreves Rêve ou réalité, tel est la question que l'on se pose sans cesse en regardant la science des rêves de Michel Gondry.

L'histoire : Stéphane (Gael Garcia Bernal), jeune graphiste, est de retour à Paris où vit sa mère. Il rencontre Stéphanie (Charlotte Gainsbourg), sa voisine de pallier, dont il tombe amoureux. Petit problème. Stéphane fuit la réalité, se réfugit constamment dans un univers onirique et distingue mal le réel de son imagination. D'abord séduite, Stéphanie prend peur et le repousse. Désespéré, il décide de trouver la solution de son problème dans son imaginaire....

On a découvert Gondry par ces nombreux clip pour Bjork, Daft Punk, Noir Desir, Les White Stripes, etc..Tous étaient de petits bijoux de poésie, de délires visuels, de bric à brac inventif. En 2001, il  réalise "Human Nature", premier essai cinématographique sympatoche mais inégale bien que prometteur. "Eternal sunshine of the spotless mind" en 2004 confirme son talent et instaure son univers particulier. Ces deux films, tourné au E.U, portaient la marque de fabrique du scénariste Andy Kaufman ("Dans la peau de John Malkovitch", "Adaptation", etc..). Kaufman est l'homme qui a réussit à appliquer au ciné indé la technique "Blockbuster" : Un retournement spectaculaire tout les quarts d'heure. Mais cette fois-ci, Gondry prend seul les rênes de l'écriture et revient en France pour tourner ce film, en partie autobiographique.

Dès le début, on est en terrain connue. La séquence d'ouverture, la tv mentale du héros, récurente tout au long du film, impose le visuel bricolé, poétique et loufoque du cinéaste. On comprend vite que réel et imaginaire vont cohabiter au point que les deux ne feront qu'un ! En effet, le héros patauge entre rêve et réalité. Nous aussi mais on est jamais perdu grâce - à la mise en scène sophistiqué et précise et - à un scénario bien houillé.  Et c'est magnifiquement mis en image par un visuel alliant technologie et bricolages poétique à la Mellies. Et c'est en partie la force de ce film singulier dans le paysage cinématographique français. Mais ce n'est pas seulement qu'un belle exercice formel, stérile de tout sentiments. En effet, on se prend vite d'affection pour les personnages. Gondry, en plus d'être un génial formaliste, est un grand directeur d'acteur. Le couple Gainsbourg/ Garcia Bernal fonctionne parfaitement, tout comme Carrey/Winsley pour "Etrenal..". Idem pour Chabat en machot lourdingue, Miou-Miou en mère largué, Emma De Caune la copine espiègle de Stéphanie, sacha Bourdo ("Western") le collègue de boulot souffre douleur, etc. Tous rayonnent de sincérité, de subtillité et de justesse.

En délocalisant son barnum poétique dans Paris, le cinéaste n'a nullement perdu en efficacité. Même si "La sciences des rêves" n'est pas le chef-d'oeuvre attendu, ne passez pas à coté ! Mercredi sort son quatrième films, "Soyez sympas, rembobinez". Il s'annonce passionant ! Gondry, un créateur à suivre de près !!

                            Francky 01 le 03/03/08