J'écoute "Sleeps with angels" de Neil Young !
Ce matin, de retour d'un camp indien pour le boulot où je n'ai pas écouté de muzik (si c'est possible), le besoin de ma dose de Neil Young quotidienne se fit ressentir. Et l'imagerie indienne colle tellement avec lui que cela coulait de source ! Alors, tel un "junkie" en manque, je recherchais dans ma discothèque lequel j'allais retenir ! Ce fut "Sleeps with angels" !
Après le folk lunaire de "Harvest moon" (1992) et l'acoustique de "Unplugged"(1993), retour à l'électricité, au rock lourd, à la puissance sonore ! Sortie en 1994, alternant tempête et accalmie, fureur et calme, ce disque prouve que le vieux loup est loin d'être mort et enterré ! D'ailleurs, l'année suivante, il va récidivé avec l'électrique "Mirror Ball", accompagné cette fois par le groupe grunge Pearl Jam.
L'album s'ouvre avec "My heart", titre au clavier très baroque. Suivent alors 11 autres morceaux, alternance de ballades folk ("Prime of life", "Train of love"), d'errances hypthnotiques, contemplatives annonçant la B.O de "Dead Man" ("Blue Eden, Safeway Cart"), de furies punk/grunge ("Piece of crape"). Le titre "sleeps with angels", complainte aux guitares tranchantes et gémissantes, est un hommage à Kurt Cobain. Neil, son ami, fut très marqué par son suicide. En lettre posthume, le chanteur de Nirvana laissa ces quelques mots issue de sa chanson "Hey hey, my my" tiré de l'album "Rust never sleeps" : "It's better burn out than fade away" (Mieux vaut exploser que de s'éteindre à petit feu). Le vieux loup s'en veut, rumine et hurle cette chanson, véritable chant funeste, exorcisme chamanique ! L'album se termine au saloon, sur un air de blues-folk déglingué, lacinant et répétitif, boite musicale magique ("A dream that can last") !
Je parle souvent de Neil Young sur ce blog car il représente beaucoup pour moi : créativité, liberté, intégrité, longévité, etc..C'est surement l'un des artistes le plus important de ces trente dernières années !!!!
Francky 01 le 10/08/08

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